Le désert de l’Ennedi, actuellement sous les projecteurs de la 6ème édition du Festival International des Cultures Sahariennes (FICSA), est le théâtre d’une mobilisation intense. Depuis mercredi après-midi, les autorités et les équipes du comité d’organisation sont engagées dans une course contre la montre pour retrouver un visiteur égaré dans la zone de l’Arche de Joulia.
Tout a commencé dans la matinée du mercredi 11 février au campement de Bachigueri. Alors que la délégation officielle composée de touristes et de journalistes partageait le petit-déjeuner, deux membres du groupe ont pris la décision de s’éloigner du périmètre encadré. Sans autorisation préalable et en dehors du dispositif de sécurité établi pour l’événement, ils se sont dirigés vers la vallée de l’Arche de Joulia avec l’intention de poursuivre leur périple en effectif réduit, précise le communiqué du ministère en charge du Tourisme.
Selon le ministère, c’est aux alentours de 14h30 que l’alerte a été donnée, suite au constat de leur absence. Les équipes d’encadrement ont immédiatement suspendu le programme pour lancer les premières opérations de ratissage.
Après deux heures de recherches intensives, les secours ont réussi à localiser l’un des deux randonneurs. Selon son témoignage rapporté par les équipes en charge de l’organisation, une divergence d’opinion serait à l’origine de leur séparation. Il aurait tenté, en vain, de convaincre son compagnon de ne pas poursuivre l’aventure sans guide. Face à l’obstination de ce dernier, le premier touriste a finalement décidé de faire demi-tour, avant de perdre ses repères dans l’immensité du relief saharien.
Ramé sain et sauf au camp de base, il a pu fournir des indications précieuses sur la direction prise par son compagnon, qui reste, à cette heure, introuvable.
Le Ministère du Développement Touristique, de la Culture et de l’Artisanat a confirmé que les recherches se poursuivent sans relâche. Le terrain, escarpé et majestueux mais particulièrement exigeant, impose une stratégie multi-axiale : utilisation de véhicules tout-terrain et de motos pour couvrir les grandes distances ; déploiement d’équipes à dos de chameau, indispensables pour accéder aux zones de canyons et aux passages sablonneux inaccessibles aux moteurs ; une synergie entre les autorités administratives, les forces de sécurité et les populations locales, dont la connaissance parfaite de la géographie est un atout majeur.
Le Ministère, qui suit la situation de près, a assuré que des points réguliers seront faits sur l’évolution des recherches. Pour l’heure, l’objectif de ramener le second touriste avant que les conditions climatiques du désert ne compliquent davantage l’opération.


