Dans le cadre de l’harmonisation des stratégies africaines en vue des négociations climatiques internationales, le représentant du Tchad à la COP30, le Ministre de l’Environnement, M. Hassan Bakhit Djamous, a participé ce dimanche 16 novembre à une réunion du Groupe africain des Négociateurs (African Group of Negotiators – AGN), à Belém. Cette rencontre vise à affiner et préciser la position du Tchad.
Les échanges ont porté principalement sur la question du financement climat. Le continent africain, et le Tchad en particulier, a rappelé les engagements non tenus des pays développés, exigeant notamment :
- La mobilisation effective des 100 milliards de dollars annuels promis.
- La définition d’un objectif de financement post-2025 nettement plus ambitieux, avec une insistance particulière sur le soutien aux actions d’adaptation.
Dans son plaidoyer, le Ministre Djamous a mis l’accent sur les enjeux majeurs des zones arides et semi-arides. Le Tchad, confronté de plein fouet aux conséquences de la crise climatique, est le théâtre de phénomènes critiques :
- L’accélération de la désertification.
- L’assèchement progressif du Lac Tchad, impactant des millions de personnes.
- L’augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes.
Les discussions au sein de l’AGN ont ainsi souligné l’impératif de renforcer la sécurité alimentaire et d’améliorer la gestion des ressources en eau dans ces régions vulnérables.
Ces thématiques, essentielles pour l’avenir du pays, sont proposées comme des priorités incontournables à inscrire à l’agenda de la COP30, dans une perspective de justice climatique et de développement durable pour le Tchad et l’ensemble du continent.


