La capitale camerounaise, Yaoundé, a abrité du 19 au 20 août 2025 la 3ème session extraordinaire de la Conférence des Régulateurs de l’Assemblée des Régulateurs des Télécommunications de l’Afrique Centrale (ARTAC). Les assises se sont déroulées dans les locaux de l’Agence Camerounaise de Régulation des Télécommunications (ART).
La session a réuni les présidents et directeurs généraux des autorités de régulation du Congo, du Gabon, de la République Démocratique du Congo, du Tchad, du Cameroun, ainsi que les représentants de la République Centrafricaine et de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) pour l’Afrique Centrale et Madagascar.
La délégation tchadienne de l’ARCEP était conduite par son directeur général, M. Haliki Choua Mahamat, entouré de plusieurs cadres dont Khalid Bachar Ali Souleymane, directeur du Contrôle et de l’Inspection, Michael Didama, directeur de la Communication et de la Coopération Internationale, Mahamat Saleh Yacoub Ourada, chef de service Interconnexion et Itinérance, et Abdelkerim Abbogourou Sileck, chef de service Réglementation.
En prélude à cette session, un atelier de finalisation et de validation des textes organiques de l’ARTAC s’est tenu les 18 et 19 août 2025. Les participants ont travaillé sur les statuts révisés de l’organisation, le règlement intérieur et le règlement financier, le plan d’action 2025/2026, le budget annuel 2025/2026, ainsi que l’harmonisation du fonctionnement des groupes de travail.
Au terme des travaux, la Conférence a adopté plusieurs décisions majeures : la revalorisation du montant des cotisations statutaires annuelles à compter de la session ordinaire de 2026, la fixation de la prochaine session ordinaire pour février 2026 en République Démocratique du Congo (RDC). Parmi les recommandations clés figurent la réalisation d’une étude juridique sur l’accord de siège et le statut du Secrétariat Permanent de l’ARTAC.
Créée le 15 juin 2004, l’ARTAC regroupe les régulateurs des télécommunications de la sous-région (CEMAC – CEEAC – COPTAC) et a pour mission d’harmoniser les politiques et de renforcer la coopération régionale. Huit (8) pays en sont membres : Tchad, Cameroun, Guinée Équatoriale, République Centrafricaine, Gabon, Congo, RDC et Burundi. Le Sao Tomé-et-Principe et la Guinée-Bissau participent en tant qu’observateurs.


