Le candidat malheureux de la présidentielle d’octobre 2025, qui conteste toujours la réélection de Paul Biya, exhorte la diaspora et les forces vives à la mobilisation générale pour instaurer un « Cameroun nouveau ».
Malgré la prestation de serment de Paul Biya pour un huitième mandat, Issa Tchiroma Bakary ne décolère pas. Se proclamant « président élu », l’homme politique, désormais en exil, a lancé un vibrant appel à la mobilisation internationale. Il cible en priorité les cadres de la diaspora notamment ingénieurs, médecins et chercheurs, les invitant à s’investir dans ce qu’il nomme la « bataille pour le Palais d’Étoudi ».
Pour rappel, si les chiffres officiels ont acté la victoire du président sortant avec 53,66 % des suffrages contre environ 35 % pour son principal opposant, ce dernier continue de revendiquer la majorité des voix du scrutin du 12 octobre dernier.
Pour structurer cette résistance, Issa Tchiroma Bakary annonce la création imminente d’une plateforme numérique destinée à recueillir les contributions techniques et politiques de ses partisans. Au-delà de l’aspect politique, le ton se veut humanitaire : il sollicite la « générosité » des Camerounais du monde entier pour soutenir les victimes des violences post-électorales. Selon ses propres chiffres, la répression aurait fait une cinquantaine de morts et entraîné plus de 3 000 arrestations à travers le pays.
Localisé par diverses sources entre la Gambie et le Nigeria après son départ précipité de Garoua, l’opposant dénonce un « État barbare » et déplore les conditions de détention de ses militants, qu’il affirme privés de soins et de visites.
Malgré l’exil, l’ambition reste intacte.
En appelant à transcender les clivages partisans pour l’intérêt supérieur de la nation, il mise sur un sursaut populaire : « Quand un peuple uni se lève, rien ne peut lui résister », a-t-il martelé, réaffirmant sa conviction que le changement passera par un rassemblement massif, au-delà des frontières nationales.


