Le Burundi s’apprête à franchir une étape décisive dans sa lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. En juin 2025, la Cellule nationale du renseignement financier (CNRF) lancera un processus d’évaluation mutuelle qui s’étendra sur 15 mois. Cette évaluation vise à mesurer l’efficacité du cadre réglementaire et institutionnel du pays face aux standards internationaux.
« C’est un outil fondamental pour renforcer la crédibilité et l’intégrité de notre système financier », affirme Jean-Baptiste Butoyi, secrétaire permanent du CNRF. L’évaluation comporte plusieurs étapes clés : analyse des dispositifs en place, examen de la conformité technique et visite d’experts internationaux.
Les enjeux sont de taille. Si des lacunes sont identifiées, le Burundi risque une détérioration de sa réputation financière et des restrictions sur les transactions internationales. « Certaines opérations pourraient être bloquées, affectant ainsi notre économie », alerte Butoyi.
L’atelier organisé sous le thème « De l’argent propre pour des activités propres » a permis de sensibiliser les acteurs économiques à leur rôle dans ce combat. La participation active des citoyens est essentielle pour détecter et dénoncer les comportements suspects, renforçant ainsi la stabilité du pays face aux menaces financières globales.
Yenga Fazili wã BIREGEYA, Correspondant en Afrique de l’Est et Centrale