L’École Technique Secondaire de Kamenge, située dans la commune urbaine de Ntahangwa à Bujumbura, a suspendu ses cours depuis ce lundi matin après la détection de plusieurs cas de choléra chez ses élèves. Selon des sources locales, une dizaine d’élèves présentaient déjà des symptômes depuis samedi dernier, confirmés ensuite par les autorités sanitaires.
Dès lundi, les malades ont été transférés vers l’hôpital Prince Régent Charles et l’hôpital Roi Khaled de Kamenge. La direction de l’établissement a demandé à tous les enseignants et élèves externes de rester à la maison afin de limiter les risques de contamination. Des équipes d’hygiénistes ont été dépêchées pour désinfecter les latrines, dortoirs et espaces communs, tandis que le personnel et les élèves ont été sensibilisés aux gestes de prévention.
La situation met en lumière le manque chronique d’eau potable dans l’établissement, où l’approvisionnement reste irrégulier, obligeant les internes à se lever au milieu de la nuit pour se laver et entretenir les salles. Certains parents ont choisi de faire de leurs enfants des externes pour faciliter l’accès à l’eau à domicile. Des tensions et un sabotage présumé de l’approvisionnement en eau compliqueraient également la situation.
Le Burundi connaît chaque année des flambées de choléra, et depuis le 1er janvier 2025, 2401 cas ont été signalés dans 12 districts sanitaires, principalement dans le nord-ouest et le sud-ouest du pays. Les autorités éducatives insistent sur le renforcement des mesures d’hygiène, rappelant que le choléra reste évitable à condition d’un accès régulier à l’eau potable.


