La rivière Ruzizi, frontière naturelle entre le Burundi et la République démocratique du Congo, a encore été le théâtre d’un drame humain le mercredi 19 novembre 2025 Deux personnes, parties de Bujumbura, ont été retrouvées mortes par des habitants de la cité de Kamanyola, au Sud-Kivu, alors qu’elles tentaient de traverser clandestinement la frontière.
Selon les témoins, il s’agirait d’une femme congolaise et de son accompagnateur burundais. Leur tentative de rejoindre Bukavu via Kamanyola a été fatale, illustrant les risques extrêmes liés aux passages clandestins amplifiés par les restrictions de circulation et la fermeture de plusieurs points frontaliers. « Nous venons de perdre une sœur parce qu’elle n’a pas pu emprunter une voie légale », confie un habitant de Bujumbura.
Cette tragédie n’est qu’un épisode de la spirale mortelle qui touche de nombreux migrants sur l’axe Ruzizi–Bukavu, où les noyades et les agressions armées sont fréquentes. Le chaos migratoire persistant entre le Burundi et la RDC met en lumière l’urgence de sécuriser les routes officielles et de faciliter des passages légaux pour protéger des vies humaines vulnérables.


