À Gitega, capitale politique du Burundi, un collectif de femmes diplômées en sciences du sol et de l’environnement agit pour une ville plus propre. Face à l’accumulation des ordures ménagères et des plastiques, elles ont créé une association qui collecte les déchets de porte en porte, après accord de l’administration communale.
Bottes, gants et chariots à la main, elles trient les ordures sur un site dédié : les biodégradables sont convertis en fumure organique, tandis que les plastiques et autres résidus deviennent briquettes de charbon écologique, réduisant ainsi la déforestation.
Pour Dyna Manirampa, présidente de l’association, « les effets du changement climatique touchent d’abord les femmes », d’où l’importance de cette action qui offre aussi des emplois féminins.
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Des poubelles publiques ont déjà diminué les déchets visibles, mais le projet vise plus loin : atteindre le « zéro déchet abandonné », malgré des moyens financiers et logistiques encore limités.


