Bujumbura, la capitale économique du Burundi, vit une flambée inquiétante de la malaria, frappant particulièrement le quartier de Buterere au nord de la ville. Plusieurs habitants témoignent d’une infection soudaine et sévère. Annette H., hospitalisée à l’Hôpital Militaire de Kamenge, raconte avoir été immobilisée malgré les premiers traitements, nécessitant désormais des injectables.
Spes Kankindi souligne que la pénurie d’eau favorise le stockage domestique dans des seaux non couverts, générant des nids à moustiques qui prolifèrent avec les pluies. Dans les hôpitaux de la capitale, la saturation est palpable. À l’Hôpital Prince Régent Charles, les stocks de quinine et d’autres antipaludiques sont presque épuisés, tandis que certains patients attendent des heures pour être pris en charge.
La Clinique Prince Louis Rwagasore rapporte des formes sévères chez les enfants et adultes, et l’Hôpital Roi Khaled de Kamenge dénonce un doublement du nombre de malades, avec des patients parfois laissés sur des bancs ou dans les couloirs.
Face à cette urgence, le ministère de la Santé publique multiplie les campagnes de distribution de moustiquaires et de pulvérisation intra-domiciliaire, sans toutefois fournir de statistiques précises sur l’ampleur de cette recrudescence.


