La délégation provinciale de l’Éducation nationale et de la Promotion civique du Lac, soutenue par le Programme alimentaire mondial (PAM), a lancé ce matin à Bol une session de formation. Cette session a pour but d’outiller les acteurs de terrain pour une gestion optimisée du programme d’alimentation scolaire dans la province.
Ils sont au total 75 participants, directeurs d’écoles, représentants des associations de parents d’élèves (APE), groupements de mères d’élèves et cuisinières, à prendre part à cette rencontre. Durant cette session, ces acteurs approfondiront leurs connaissances sur les mécanismes de mise en œuvre du programme, avec un accent particulier sur la transparence et la rigueur administrative.
Le cœur de la formation porte sur la gestion technique des denrées. Les participants seront formés au remplissage des fiches de stocks et à l’élaboration des rapports mensuels. Ces outils sont jugés indispensables par les autorités pour assurer un suivi rigoureux des vivres et garantir que chaque repas parvienne effectivement aux élèves.
Pour Abdelkader Ousmane Mahamat, chef de service provincial de l’alimentation et de la santé scolaire, l’enjeu dépasse la simple logistique : « Ce dispositif contribue non seulement à lutter contre la malnutrition, mais aussi à réduire l’absentéisme et à stabiliser les effectifs scolaires dans les zones les plus vulnérables », a-t-il rappelé.
Le chargé de programme du PAM à Bol, Allaramadji Honoré Toyom, a insisté sur la nécessité de cette montée en compétences locales. Selon lui, la formation est le garant d’une gestion efficace des ressources mises à disposition par l’organisme onusien.
En ouvrant officiellement les travaux, le délégué provincial de l’Éducation nationale, Idriss Moussa Mahamat, a salué le partenariat constant avec le PAM. Il a exhorté les participants à une assiduité exemplaire pour mener à bien leur mission sociale au sein des établissements du Lac, où le soutien humanitaire reste un pilier de la scolarisation.
Par cette initiative, les autorités éducatives entendent consolider la gouvernance des cantines et, par extension, améliorer la qualité de l’apprentissage dans une province où les défis alimentaires impactent directement le parcours scolaire des enfants

