À l’approche du mois sacré de Ramadan, l’effervescence gagne le marché moderne d’Ati. Si l’approvisionnement suit son cours et que les stocks se constituent progressivement, une ombre plane sur le panier de la ménagère : la hausse marquée des prix de plusieurs produits de grande consommation.
Le constat est sans appel pour les produits de première nécessité. Le sucre, la farine et l’ail affichent des tarifs en nette progression. Interrogés sur cette tendance, les commerçants pointent du doigt un coupable principal : le coût du carburant. L’augmentation du prix du gasoil a mécaniquement renchéri les frais de transport, impactant directement le prix de revient des marchandises acheminées vers la capitale provinciale, Ati.
Les vendeurs ne s’en cachent pas : l’accès à certains articles essentiels devient un défi quotidien pour les ménages les plus vulnérables. Cependant, une lueur d’espoir subsiste. « La situation reste plus gérable que l’an dernier à la même période », tempère un commerçant du marché.
Cette relative accalmie s’explique par une meilleure disponibilité de certaines denrées locales, dont les prix se stabilisent grâce à un circuit d’approvisionnement plus fluide que lors de la saison précédente.
Pour garantir un Ramadan serein aux fidèles, les acteurs économiques d’Ati appellent à une stabilisation des prix du carburant. Selon eux, c’est le levier indispensable pour freiner la spéculation et maintenir des tarifs accessibles durant cette période de forte consommation.


