La quiétude du village d’Adibekir, situé dans la sous-préfecture d’Alifa, à environ 35 km d’Ati, a été brutalement interrompue dans la nuit du 31 octobre 2025. Neuf (9) personnes ont été attaquées et mordues par un chien présumé enragé, nécessitant leur admission en urgence à l’Hôpital Provincial d’Ati.
Selon Abderahim Mahamat Brahim, chef du personnel de l’hôpital provincial d’Ati, les victimes ont été prises en charge à temps et ont immédiatement reçu le traitement antirabique post-exposition. Il a souligné la gravité de l’incident : « La morsure de chien enragé est extrêmement dangereuse. Un traitement rapide est absolument indispensable pour éviter des complications graves, voire mortelles. »
L’incident met en lumière la menace persistante de la rage, une maladie endémique au Tchad. Il relance également l’appel pressant des acteurs de la santé.
Un plaidoyer est à nouveau lancé en direction du gouvernement et des partenaires de la santé pour la gratuité des vaccins antirabiques. Ces traitements vitaux restent souvent inaccessibles pour les populations rurales et vulnérables, créant un obstacle majeur à la lutte contre la maladie. En attendant, la population locale est instamment invitée à la vigilance. Il est important de signaler tout animal au comportement suspect et d’éviter tout contact avec les chiens errants pour prévenir de nouveaux drames.


