L’Ouganda a annoncé son accord pour accueillir certains migrants en provenance des États-Unis, dans le cadre d’un programme controversé de relocalisation. Selon un accord signé récemment, Kampala recevra des migrants originaires d’Afrique et d’Asie qui avaient demandé l’asile à la frontière entre les États-Unis et le Mexique.
Le Honduras, de son côté, accueillera des migrants hispanophones pour une durée initiale de deux ans, incluant des familles avec enfants. Cette décision s’inscrit dans la continuité des mesures mises en place sous l’administration Donald Trump, visant à transférer les migrants entrés illégalement aux États-Unis vers des pays tiers.
L’Ouganda devient ainsi le quatrième pays africain à accepter ce type d’accord, après le Soudan du Sud, l’Eswatini et le Rwanda. À ce jour, au moins dix pays, dont le Panama et le Costa Rica, se sont engagés dans cette politique, tandis que des négociations seraient en cours avec l’Espagne et l’Équateur.
Cependant, cette approche américaine ne fait pas l’unanimité. En juin 2025, la Cour suprême des États-Unis a validé la légalité de ces expulsions vers des pays avec lesquels les migrants n’ont aucun lien.
Mais des experts de l’ONU et plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent une mesure jugée contraire au droit international, mettant en garde contre les risques d’atteinte à la dignité et à la sécurité des personnes déplacées


