La salle de l’Office national des médias audiovisuels (ONAMA) a accueilli, ce vendredi 6 novembre 2026, la cérémonie de dédicace et de présentation du roman « Les flammes du foyer » de l’écrivain tchadien Brahim Guihini Dadi. Publié aux éditions Sao, cet ouvrage de 220 pages met en lumière les conséquences du mariage forcé sur la vie et l’avenir des jeunes filles.
À travers le destin d’une adolescente de 16 ans, l’auteur plonge le lecteur dans une histoire marquée par la privation de liberté, les violences et les espoirs brisés. Mariée de force, à son insu et sans son consentement, la jeune fille devient la troisième épouse d’un homme. Arrachée à son cadre de vie urbain, elle est conduite dans un village où elle se retrouve enfermée et privée de toute liberté pendant trois années.
Mais ce parcours douloureux ne marque pas la fin de son histoire. De retour à N’Djaména, la jeune fille décide de reprendre son avenir en main. Elle retourne sur les bancs de l’école avec l’ambition de décrocher son baccalauréat. Profondément marqué par les conséquences de sa décision, son père finit par reconnaître son erreur et l’encourage à poursuivre ses études à Marrakech, au Maroc, où elle se spécialise en informatique.
Cinq ans plus tard, après l’obtention d’un master en informatique, elle regagne le Tchad et intègre la fonction publique. À travers cette trajectoire, Brahim Guihini Dadi aborde non seulement les ravages du mariage précoce et forcé, mais aussi la résilience, la reconstruction personnelle et la possibilité pour une jeune fille de reprendre le contrôle de son destin.
Ingénieur en aviation civile, Brahim Guihini Dadi est actuellement directeur général de l’Autorité de l’aviation civile du Tchad. Il a également dirigé la compagnie aérienne Royal Airways et exercé les fonctions de représentant de l’ASECNA au Tchad.
« Les flammes du foyer » constitue sa troisième publication littéraire, après « Le prix du sang » et « Abéché, la ville de ma mère ». Avec ce nouvel ouvrage, l’auteur poursuit son exploration des réalités sociales tchadiennes et invite à une réflexion sur les pratiques qui compromettent l’éducation, la liberté et l’avenir des jeunes filles.

