Sanitaires dégradés, accumulation de déchets plastiques et cours d’école jonchées de détritus : lors d’une récente descente sur le terrain, Békissiel Bertrand, reporter à Tribune Échos, a mis en lumière des conditions d’hygiène préoccupantes dans plusieurs établissements publics de la capitale.
Dans les écoles visitées, l’état des installations sanitaires et des espaces de récréation interpelle. Des détritus s’entassent aux abords des blocs de toilettes, tandis que des bouteilles en plastique et divers déchets parsèment les cours et longent les murs d’enceinte. Ce constat met en évidence des défis structurels liés à l’entretien des infrastructures scolaires, à la gestion des déchets et aux ressources allouées au nettoyage régulier des sites.
Interrogés sur place, des citoyens et des acteurs du système éducatif pointent plusieurs facteurs explicatifs. Parmi eux figurent le manque de moyens financiers, l’absence d’équipes d’entretien permanentes et l’insuffisance du suivi technique des installations.
Plusieurs témoignages soulignent des comportements inciviques, qu’il s’agisse de l’utilisation inappropriée des commodités ou de la dégradation rapide des espaces communs, laissant parfois certains sanitaires inutilisables sur de longues périodes.
Face à cette situation, les interlocuteurs rencontrés appellent à des mesures correctives concrètes. Cela passe d’abord par le renforcement logistique, avec la mise en place d’équipes dédiées à l’entretien quotidien, la dotation en matériel de nettoyage et l’évacuation régulière des déchets. Ils insistent sur la réhabilitation et la réparation rapide des infrastructures sanitaires dégradées, ainsi que sur le renforcement de l’éducation à l’hygiène pour responsabiliser durablement les élèves, le personnel et l’ensemble des usagers.
Au-delà des comportements individuels, cette problématique renvoie à l’organisation administrative, à la disponibilité des ressources et au contrôle continu des infrastructures.
À travers ce reportage, Tribune Échos braque les projecteurs sur un enjeu de santé publique et d’apprentissage, appelant les responsables d’établissements et les autorités compétentes à engager des actions durables pour offrir aux élèves un cadre de vie digne et propre.


