À l’approche du retour annuel des éleveurs transhumants fixé au 15 décembre 2026, les autorités du département de la Moula intensifient les actions de sensibilisation sur le terrain. L’objectif est de prévenir les risques d’affrontements entre communautés agricoles et pastorales. Dans cette dynamique, le préfet du département de la Moula, Senoussi Essou Nigué, a réuni le mercredi 28 octobre les leaders communautaires ainsi que des représentants des agriculteurs et des éleveurs locaux.
Cette rencontre visait à planifier l’encadrement du retour de la transhumance et à rappeler l’obligation de respecter la date officielle d’ouverture des pâturages.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des directives nationales, en application de la note circulaire du Vice-Premier ministre et des orientations données par la Délégation générale du Gouvernement pour le Moyen-Chari. Pour les autorités administratives, l’enjeu demeure l’évitement des infiltrations précoces dans les champs avant la fin des récoltes, souvent à l’origine de tensions récurrentes dans la zone. Face aux représentants des deux communautés, le préfet a souligné l’importance d’une gestion concertée des ressources partagées et sur le recours au dialogue en cas de litige.
« Nous devons nous lever comme un seul homme, main dans la main, pour bien encadrer le retour des éleveurs, préserver la paix et construire notre département. Personne ne viendra d’ailleurs le faire à notre place », a déclaré Senoussi Essou Nigué.
Soulignant la cohabitation durable entre agriculteurs et éleveurs sur un même espace, l’autorité administrative a exhorté l’ensemble des acteurs, notamment les chefs traditionnels, les responsables d’associations et les usagers de la terre, au respect des consignes établies. Le bon déroulement de la campagne de transhumance dépendra de la stricte observation du calendrier et de la réactivité des comités de concertation locaux.
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