Ouverte ce mardi 27 octobre 2026 à N’Djaména, une réunion nationale de trois jours rassemble autorités, partenaires techniques et financiers ainsi que des associations pour intensifier la lutte contre les mines antipersonnel et renforcer l’accompagnement des victimes.
Cette concertation, qui se poursuit jusqu’au 29 octobre, réunit l’ensemble des acteurs clés du secteur autour d’un double enjeu : sécuriser les territoires menacés et pérenniser l’aide aux personnes touchées.
Une menace persistante dans le septentrion
Dans son allocution d’ouverture, le ministre des Armées, des Anciens Combattants et des Victimes de guerre, le général de corps d’armée Issaka Malloua Djamouss, a rappelé que les engins explosifs et les restes de guerre continuent de compromettre la sécurité des populations, en particulier dans les régions septentrionales du Borkou, de l’Ennedi-Est, de l’Ennedi-Ouest et du Tibesti. Il a souligné la nécessité absolue de poursuivre les opérations de dépollution pour stabiliser ces zones.
Une synergie d’action et une prise en charge globale
Abondant dans le même sens, le responsable du Haut-Commissariat national au déminage (HCND), le général Brahim Djibrine Brahim, a plaidé pour une coordination renforcée entre les parties prenantes et une écoute accrue des besoins exprimés par les victimes.
De son côté, le directeur général de l’Agence nationale de protection et de promotion des droits des personnes vivant avec un handicap (ANPPDPH), Galmai Moussa Abdramane, a insisté sur l’impératif d’une réinsertion socio-économique efficace, englobant les soins de santé, la formation professionnelle et l’accès à l’emploi.
Durant ces trois jours de travaux, les participants plancheront sur des solutions concrètes pour accélérer l’assainissement des terrains minés, structurer durablement le soutien aux blessés et favoriser leur pleine autonomie au sein de la société.


