Du 12 au 18 octobre 2026, la ville de Bangkok, en Thaïlande, a abrité les Assemblées annuelles du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale. Dans un climat mondial pourtant secoué par les incertitudes géopolitiques, les tensions énergétiques et le durcissement des conditions financières, une délégation de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), menée par son Gouverneur Yvon Sana Bangui, a fait entendre la voix de la zone CEMAC.
L’économie mondiale fait face à des secousses multiples : crises climatiques, fluctuations de l’énergie et resserrement du crédit. Pour les pays de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), l’heure est à l’action stratégique. Les discussions tenues dans la capitale thaïlandaise ont mis en lumière des priorités cruciales :
Garantir la viabilité des finances publiques et de la dette.
Attirer les investissements dans des secteurs vitaux tels que l’industrialisation, l’énergie et les infrastructures pour stimuler l’emploi.
Apprivoiser l’intelligence artificielle, en saisissant ses opportunités tout en mesurant les risques associés.
Avec des marges budgétaires serrées et des coûts d’emprunt élevés sur les marchés internationaux, la sous-région doit redoubler d’inventivité.Les échanges ont ainsi insisté sur l’impératif d’une plus grande transparence budgétaire et sur l’approfondissement des marchés de capitaux régionaux pour mobiliser des ressources locales.
Durant cette semaine de tractations intenses, le Gouverneur Yvon Sana Bangui et sa délégation ont eu des entretiens approfondis avec les hauts responsables du FMI et de la Banque Mondiale. L’occasion de faire le point sur la santé macroéconomique de la CEMAC. Le Gouverneur a tenu à saluer les efforts consentis par les États membres et les institutions communautaires pour préserver les équilibres fondamentaux de la sous-région. En retour, le FMI et la Banque Mondiale ont réitéré leur soutien indéfectible pour stabiliser le cadre macroéconomique, appuyer les initiatives des Chefs d’État et concrétiser les projets structurants. Au-delà des institutions de Bretton Woods, la BEAC a multiplié les rencontres constructives avec des acteurs majeurs de la finance internationale et des groupes bancaires de premier plan parmi lesquels Ecobank, Standard Chartered Bank, JP Morgan, l’Industrial and Commercial Bank of China, la Banque de France, le Trésor français, l’Africa Finance Corporation ou encore Afreximbank. Autant de ponts tendus pour nouer de nouveaux partenariats et accompagner les ambitions de transformation structurelle de l’Afrique centrale.
En somme, ces assises de Bangkok ont permis à la BEAC de porter haut et fort les aspirations de la CEMAC, tout en participant activement aux grands débats internationaux sur l’avenir du développement, le financement innovant et l’impact des technologies de demain.


