Pour répondre aux défis de la productivité et du changement climatique, l’Institut tchadien de recherche agronomique pour le développement (ITRAD) accélère le transfert de compétences vers le monde agricole. Ce jeudi 22 octobre 2026, le Directeur général de l’institution, Abdelkader Kaiboro, a ouvert un atelier de formation dédié aux producteurs élites de semences de riz, couplé à des démonstrations d’irrigation. Dès le lendemain, les participants venus de Linia Mbogo, Bakara et Gassi sont passés de la théorie à la pratique en effectuant une visite d’immersion sur le site expérimental de Gassi, au plus près de la terre.
Guidés par Abdraman Moussa Djouma, spécialiste en sélection et amélioration des plantes, ces agriculteurs de terrain ont pu découvrir concrètement les variétés sélectionnées par la recherche tchadienne et apprendre à mieux lutter contre les ravageurs et la sécheresse. Sur les parcelles de Gassi, plusieurs variétés de riz à fort potentiel ont été présentées (Yasmine 1 et 2, Basma 4 et 5, TOX 6), ainsi que des lignées de sorgho comme le Mara Guisséré et de sésame comme le Pachekeno 42. Une attention particulière a été portée à la nouvelle expérimentation de sésame baptisée « Femme courte », saluée pour sa haute résistance au stress hydrique et son potentiel commercial prometteur.
Au-delà de la découverte des cultures, l’initiative vise à inculquer l’ensemble des bonnes pratiques agricoles, de la certification et la conservation des semences jusqu’à l’utilisation rationnelle des ressources en eau grâce à une irrigation maîtrisée. Comme l’a souligné la direction de l’ITRAD, la sécurité alimentaire du Tchad repose sur ce pont indispensable entre la recherche scientifique et le savoir-faire paysan. En renforçant les compétences de ces producteurs relais, l’institut ambitionne de généraliser l’accès à des semences certifiées pour garantir des récoltes plus abondantes et résilientes à travers le pays.


