Le Tchad entend accélérer la modernisation de son secteur pastoral pour accroître sa contribution à l’économie nationale. La deuxième édition du Salon national de l’élevage du Tchad (SNET 2026) se tiendra du 4 au 10 novembre 2026 sur la Place de la Nation, à N’Djaména, avec pour objectif de réunir producteurs, investisseurs et partenaires techniques autour de la valorisation du cheptel.
Le lancement officiel de l’événement a été annoncé ce jeudi 15 octobre par le ministre de l’Élevage et de la Production animale, le professeur Abderahim Awat Atteib, lors d’une conférence de presse organisée au ministère, situé à Farcha dans le 1ᵉʳ arrondissement de N’Djaména. Placée sous le thème « Promouvoir le cheptel tchadien, c’est bâtir l’élevage de demain », cette édition ambitionne de positionner l’élevage comme un vecteur de croissance, de création d’emplois et d’industrialisation, au-delà de son rôle socio-économique traditionnel.
Selon les données présentées par le ministère, le Tchad compte 166,6 millions de têtes de bétail toutes espèces confondues, plus de 37,5 millions de volailles, un cheptel camelin de plus de 11,3 millions de têtes ainsi que 84 millions d’hectares de pâturages naturels. Si ces ressources représentent un atout majeur pour la sécurité alimentaire et le développement, leur pleine exploitation se heurte encore aux défis de la modernisation des pratiques, de la santé animale et de la faible capacité de transformation locale.
Pendant sept jours, le salon rassemblera des représentants des 23 provinces du pays aux côtés d’acteurs internationaux. Le programme prévoit l’exposition de plus de 200 animaux, six sessions scientifiques et techniques, des rencontres d’affaires (B2B) et des concours récompensant la qualité du cheptel.
Les travaux porteront prioritairement sur la santé animale, l’amélioration génétique, la gestion des pâturages et l’adaptation au changement climatique. Les filières viande, lait, cuirs et peaux figureront également au cœur des discussions pour encourager l’investissement et le développement de chaines de valeur locales. Selon le ministre Abderahim Awat Atteib, le SNET doit servir d’espace de concertation entre l’État et le secteur privé, tout en offrant une vitrine au potentiel pastoral national.
S’inscrivant dans la stratégie nationale de développement durable de l’élevage, les orientations d’industrialisation du secteur et la vision « Tchad Connexion 2030 », l’événement remet au centre des débats la question de la transformation sur place du cheptel pour générer davantage de valeur ajoutée et de revenus pour les producteurs. Au-delà des annonces et des expositions, la réussite de ce rendez-vous dépendra de sa capacité à se traduire par des investissements concrets et des débouchés commerciaux durables.


