Du 12 au 16 octobre 2026, la capitale tchadienne devient le carrefour de l’aviation civile continentale. En abritant les travaux du Groupe d’analyse des événements des services de la circulation aérienne de la région Afrique–Océan Indien, N’Djaména confirme son rôle stratégique dans la prévention des risques et la consolidation de la sécurité dans les airs.C’est dans le cadre feutré de l’hôtel La Résidence que se sont ouverts ces cinq jours de concertation de haut niveau, sous la présidence de la ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale, Fatima Goukouni Weddeye.
Autour de la table, des experts de premier plan, des représentants de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), des cadres de l’ASECNA et les Autorités africaines et malgache de l’aviation civile (AAMAC) partagent une même exigence , transformer l’analyse minutieuse des incidents passés en un bouclier protecteur pour les vols futurs.Ouvrant la série des interventions, le directeur général de l’Autorité de l’aviation civile (ADAC), Brahim Guihini Dadi, a salué une coopération sous-régionale exemplaire. Rappelant la dynamique insufflée par le Programme national de sécurité (PNS) conçu selon les standards les plus exigeants de l’OACI , il a souligné que le choix de N’Djaména pour abriter ces assises constitue une marque de confiance renouvelée envers l’expertise tchadienne en matière de surveillance et de gouvernance aéronautique.Prenant la mesure des enjeux humanitaires et économiques, la ministre Fatima Goukouni Weddeye a rappelé que la sécurité dans le ciel ne tolère aucun compromis. Au-delà de la protection vitale des passagers et des équipages, un espace aérien fiable reste la condition sine qua non de la confiance des investisseurs et de l’intégration économique régionale.
Une vision pleinement alignée sur les ambitions du plan national « Tchad Connexion 2030 », qui place la modernisation des transports au centre du développement. En appelant à une synergie sans faille entre compagnies, gestionnaires d’aéroports et régulateurs, la ministre a invité les participants à déboucher sur des solutions concrètes pour que chaque voyage à travers le continent s’effectue en toute sérénité.


