Face à la décision du Tchad de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI), la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) est sortie de son silence ce 29 juillet. À travers une déclaration officielle, l’institution a tenu à rappeler l’importance cruciale de la justice et des mécanismes de protection des libertés publiques, qu’elle considère comme le socle indispensable d’une paix solide et durable.
Afin de pallier les inquiétudes nées de cette rupture avec la juridiction de La Haye, la CNDH préconise une consolidation prioritaire de l’appareil judiciaire tchadien. Pour la Commission, l’impartialité, la performance, l’accessibilité ainsi que la préservation des droits des citoyens doivent devenir les piliers d’une justice nationale moderne, capable de regagner pleinement la confiance du public.
Par ailleurs, la CNDH souligne que le départ de la CPI ne soustrait pas le Tchad à ses obligations internationales. Le pays demeure lié par de nombreux traités et instruments juridiques régionaux, en particulier au niveau africain, indique le communiqué qui précise que ces accords constituent un rempart fondamental pour prévenir les exactions majeures, rendre justice aux victimes et garantir des procédures équitables.
Pour finir, la CNDH réitère sa volonté de maintenir un dialogue permanent et d’entretenir un partenariat constructif avec l’ensemble des parties prenantes, aussi bien locales qu’internationales, afin de préserver les acquis en matière de droits humains, de paix et de réconciliation nationale.


