Ce dimanche 12 juillet 2026, dès 5 h 30, une opération de contrôle inopinée a été menée au marché moderne d’Ati sous la direction du préfet du Batha-Ouest, Hissein Palet Baimokréo. Accompagné du maire de la commune et du président de la Chambre de commerce (CCIAMA) du Batha, Abakar Youssouf, l’autorité départementale a supervisé cette descente visant à stopper la commercialisation du « Dougga », un piment en poudre contrefait jugé dangereux pour la santé publique. Malgré une pluie matinale, les autorités se sont déployées sur le terrain pour identifier les circuits de distribution de ce produit frauduleux et sécuriser l’approvisionnement des consommateurs.
L’intervention, appuyée par les forces de sécurité, a d’abord ciblé les véhicules de transport de marchandises à l’entrée du marché. Plusieurs colis suspects y ont été interceptés. Le contrôle s’est ensuite étendu au parc de déchargement, permettant la découverte de nombreux sacs de ce faux condiment. Face à ces constatations, le préfet a ordonné la saisie immédiate et le retrait définitif des stocks identifiés.
Selon les services techniques, ce faux piment est élaboré à base de son de mil (pénicillaire) et, dans certains cas, mélangé à de la poudre de brique cuite, une composition présentant des risques sanitaires sévères.
Lors d’une séance de sensibilisation directe avec les commerçants et les transporteurs, Hissein Palet Baimokréo a rappelé les risques pathologiques liés à l’ingestion de ces substances. Il a invité les habitants d’Ati et de l’ensemble de la province à redoubler de vigilance lors de leurs achats quotidiens.
Le préfet a donc formellement engagé la commune d’Ati et la CCIAMA à systématiser les inspections et à faire appliquer l’interdiction de vente de ces produits sur les marchés locaux. S’adressant aux opérateurs économiques, il a brandi la menace de sanctions réglementaires strictes en cas de récidive. « Toute action ou tout comportement déviant qui nuit à la santé humaine doit être corrigé et subir la rigueur de la loi », a martelé le préfet, tout en annonçant la poursuite des opérations de contrôle dans les prochains jours.
De son côté, le président de la CCIAMA du Batha, Abakar Youssouf, a salué cette initiative des autorités locales. Il s’est engagé à relayer les actions de sensibilisation auprès du secteur privé afin de dissuader l’importation et la revente de ces condiments contrefaits, réaffirmant que l’éthique commerciale et la santé publique doivent prévaloir.


