La Délégation provinciale de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable du Moyen-Chari, en partenariat avec la Compagnie Sucrière du Tchad (CST), a célébré la Journée mondiale de l’arbre le samedi 27 juin 2026.
Organisée dans le village de Maïmana (canton de Moussafoyo) sous le thème « Agir maintenant pour le climat », cette initiative conjointe vise à renforcer la couverture forestière afin d’atténuer les effets du dérèglement climatique dans la province.
Pour la CST, cette action s’inscrit dans le cadre de sa politique de responsabilité sociétale et environnementale. Henri De Dinechin, directeur de l’entreprise, a souligné l’importance d’associer la plantation d’arbres à la sensibilisation des populations locales aux pratiques de conservation. Selon Vincent Alladoum Djimta, chef du département du développement durable de la compagnie, 5 400 plants ont été introduits dans la zone au cours de la dernière décennie. Pour l’entreprise, ce rythme de reboisement est jugé nécessaire pour concilier la pérennité de la production sucrière et la préservation des écosystèmes environnants.
Sur le plan administratif, le délégué provincial de l’Environnement, Abdelkerim Mahamat Youssouf, a rappelé les urgences écologiques auxquelles la province fait face, notamment la récurrence des sécheresses, les inondations, l’érosion des sols et le recul de la biodiversité. Devant ce constat, l’autorité environnementale appelle à une prise de conscience collective et à un changement de comportement à tous les niveaux.
Quatre axes prioritaires ont été définis pour guider cette transition, à commencer par la lutte contre les feux de brousse et l’arrêt des coupes de bois illégales et abusives. Les efforts doivent se concentrer sur la protection et la stabilisation des sols, ainsi que sur la préservation essentielle des ressources en eau. « Chaque geste compte, chaque citoyen peut être un acteur du changement », a insisté le délégué provincial, en appelant à la responsabilité de chacun.
Du côté de la communauté locale, le chef du village de Maïmana, Dakoula Benoit, a salué cette initiative tout en rappelant un enjeu pratique essentiel. Selon lui, le succès de cette campagne ne dépend pas uniquement de la mise en terre des jeunes arbres, mais exige un suivi régulier et un entretien rigoureux de la part des habitants pour garantir leur croissance.


