Les présidents et chefs de délégation des Conseils économiques et sociaux d’Afrique centrale ont officiellement signé, ce vendredi 26 juin 2026, la charte portant création de la Conférence des Conseils Économiques et Sociaux d’Afrique Centrale (COCESAC). Cette nouvelle institution consultative sous-régionale s’établit désormais comme l’organe de référence auprès de la CEEAC et de la CEMAC. L’acte fondateur a été paraphé par le Cameroun, la République centrafricaine, la République du Congo, le Gabon et le Tchad.
À cette occasion, le président du Conseil économique, social, culturel et environnemental (CESCE) du Tchad, Dr-Ing Ahmat Mbodou Mahamat, a été désigné à l’unanimité pour assurer la présidence en exercice de l’organisation pour un mandat de deux ans.
En plus de l’adoption de la Déclaration de N’Djaména et de la résolution fixant le fonctionnement de la structure, les participants ont approuvé deux avis conjoints majeurs. Le premier traite de la mobilité sous-régionale en formulant des recommandations pour la libre circulation des personnes et des biens dans le cadre de la ZLECAf. Le second est axé sur la transition écologique et propose un modèle de développement durable adossé à la valorisation du capital naturel de l’Afrique centrale. Face à ces chantiers, le président en exercice a invité les chefs d’État de la sous-région à soutenir politiquement et financièrement l’organisation, tout en saluant l’appui du président de la République du Tchad, Mahamat Idriss Déby Itno, ainsi que la contribution des experts, des partenaires et des médias.
L’administration de la structure est également opérationnelle avec la nomination de Clément De-Boutet M’Bamba au poste de secrétaire permanent pour un mandat de trois ans, confirmant par la même occasion la fixation du siège de l’institution à N’Djamena. Les résolutions validées encadrent d’ores et déjà la mise en place des organes de gouvernance, le suivi des accords commerciaux régionaux, la promotion de l’emploi des jeunes et de l’autonomisation des femmes. Les textes prévoient enfin l’harmonisation des positions institutionnelles sur les défis climatiques et la préservation du Bassin du Congo, réaffirmant la volonté des conseils de la sous-région d’agir comme une force de proposition centrale pour l’intégration économique et sociale.


