Les travaux de l’atelier sur l’engagement des parties prenantes ont été lancés le jeudi 21 mai par le Secrétaire général adjoint du Ministère des Télécommunications, de l’Économie Numérique et de la Digitalisation, Mahamat Saleh Brahim Salah. Cet événement mobilise les acteurs du secteur pour concevoir la future Stratégie Nationale de Gouvernance des Données.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de Samir Felich, Premier Secrétaire à l’Ambassade de la République Fédérale d’Allemagne, d’Agnès Kovacs, Première Secrétaire à la Délégation de l’Union Européenne au Tchad, ainsi que de Tobias Dierks, représentant du bureau régional de la GIZ auprès de l’Union Africaine.
Cet atelier vise à formaliser l’adhésion et l’implication de l’ensemble des acteurs dans le processus de construction, de mise en œuvre et de suivi de la nouvelle feuille de route. Il fait suite aux consultations menées auprès des institutions et des structures de l’écosystème numérique tchadien par une experte en transformation numérique, mandatée par la Commission Économique pour l’Afrique (UNECA).
Dans son allocution, Mahamat Saleh Brahim Salah a qualifié cette rencontre de base pour les chantiers à venir dans le secteur du numérique au Tchad. Il a rappelé qu’aujourd’hui, la donnée ne se résume plus à des informations stockées sur des serveurs, mais constitue une ressource, un levier de développement socioéconomique, un moteur d’innovation et un fondement de la gestion administrative moderne. Il a ainsi invité les participants à s’impliquer pleinement dans la définition des orientations numériques du pays.
De son côté, Samir Felich a comparé l’importance des données à celle des ressources naturelles. Il a toutefois relevé que, malgré le volume d’informations généré chaque jour dans les sphères privée, professionnelle et institutionnelle, ces ressources restent peu exploitées ou difficilement accessibles en l’absence de règles définies et de responsabilités partagées.
Enfin, Agnès Kovacs a réaffirmé l’accompagnement de l’Union Européenne dans la transformation numérique du Tchad. Elle a souligné que la gouvernance des données dépasse le cadre technique pour s’inscrire dans l’évolution économique, l’amélioration des services publics, l’intégration régionale et le renforcement de la sécurité numérique. La représentante européenne a salué, à cette occasion, la démarche entreprise par le Tchad pour structurer ce secteur.


