Le directeur de la santé animale au ministère de l’Élevage et de la Production animale, le Dr Laoustar Nadji Justin, a lancé officiellement ce jeudi 21 mai 2026 à l’Institut de recherche en élevage pour le développement (IRED), une session de formation et de sensibilisation sur la notification des zoonoses. L’événement s’est ouvert en présence du directeur général adjoint de l’IRED, le Dr Nganbolo Bongo Narté Richard.
Prévue pour durer deux jours, cette initiative rassemble des cadres des ministères de la Santé publique, de l’Élevage et de l’Environnement. Elle vise à consolider la surveillance sanitaire et la prévention des maladies transmissibles de l’animal à l’homme. Pour le directeur général adjoint de l’IRED, cette rencontre concrétise l’approche globale « Une Seule Santé » (One Health) à N’Djamena, illustrant la volonté des institutions de collaborer de manière transversale. Face aux risques sanitaires que représentent les zoonoses pour les populations et le bétail, les autorités privilégient désormais une vigilance continue et une action coordonnée.
La première journée des travaux est consacrée au renforcement des compétences techniques des agents de première ligne. Les modules et les échanges se concentrent sur trois pathologies prioritaires : la rage, la brucellose et le charbon bactéridien. « Notre objectif est d’outiller les participants pour optimiser la surveillance épidémiologique, garantir une détection précoce et standardiser la notification des cas suspectés ou avérés », a indiqué le Dr Laoustar Nadji Justin.
La seconde journée sera orientée vers une action de terrain à la périphérie de la capitale. Des campagnes de sensibilisation cibleront directement les professionnels de la filière viande et de l’élevage, notamment les bouchers dans les abattoirs, les commerçants ainsi que les éleveurs locaux. Cette approche de proximité cherche à vulgariser les bonnes pratiques sanitaires au quotidien, un levier jugé indispensable pour limiter durablement les risques de transmission à l’homme.
La rencontre enregistre une forte participation des délégués des différents ministères sectoriels, traduisant un engagement technique destiné à préserver la santé publique et à protéger le cheptel national.


