Première femme à accéder au rang de cheffe traditionnelle au Malawi, Theresa Kachindamoto dirige une action soutenue en faveur des droits des mineures. Son intervention a permis à des milliers de jeunes filles d’échapper aux unions forcées et de retourner à l’école.
Surnommée la « briseuse de mariages », Theresa Kachindamoto a annulé plus de 3 000 unions de mineurs dans sa juridiction. Son influence s’est également étendue au cadre législatif national, contribuant à l’adoption de la loi qui fixe désormais l’âge légal du mariage à 18 ans, contre 15 ans auparavant.
Appuyée par plusieurs organisations non gouvernementales (ONG), elle place l’instruction au centre de sa démarche communautaire, considérant l’accès à l’éducation comme un levier d’autonomie face à la précarité. « Quand les filles sont éduquées, tout devient possible », a déclaré Theresa Kachindamoto
En faisant face aux résistances locales et aux coutumes établies, Theresa Kachindamoto fait évoluer les pratiques des autorités traditionnelles. Son travail offre aujourd’hui à de nombreuses jeunes femmes la possibilité de décider de leur propre avenir.


