La situation de l’enseignement supérieur privé a été au centre des discussions parlementaires ce vendredi 15 mai 2026. Au Palais de la Démocratie, les députés ont auditionné le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle, le Dr Sitack Yombatina Beni, lors de la 12e séance plénière de l’institution.
Initié par le député Mahamat Annadif Youssouf, ce débat s’est tenu sous la direction du président de la chambre basse, Ali Kolotou Tchaimi. Le ministre était accompagné pour l’occasion du secrétaire général adjoint du gouvernement, Dr Borkou Dédé Alhad, et de la secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur, le Dr Khadija Adoum Attimer. Les échanges ont principalement porté sur la qualité des cursus, les modalités de contrôle et l’encadrement des structures privées implantées sur le territoire national.
Pour les élus, l’enjeu réside dans la capacité de l’État à distinguer les établissements offrant des formations rigoureuses de ceux dont l’activité se limite à la délivrance de diplômes sans fondement académique réel. Dans cette optique, les parlementaires ont plaidé pour un renforcement du dispositif de suivi afin de protéger la crédibilité des titres universitaires tchadiens et de s’assurer de la qualification des enseignants-chercheurs.
En réponse, le ministre Sitack Yombatina Beni a admis l’existence de lacunes dans l’encadrement actuel du secteur. Tout en reconnaissant l’apport des établissements privés au développement socio-économique du pays, il a annoncé que des dispositions seront prises pour harmoniser les standards de qualité vers le haut. En conclusion, le président de l’Assemblée nationale a rappelé l’importance d’une coordination entre les différents acteurs pour renforcer le système éducatif tchadien, en plaçant l’enseignement supérieur au centre des priorités.


