Le Tchad dispose désormais de son premier Code d’éthique et de déontologie des travailleurs sociaux. La cérémonie de signature officielle a rassemblé des membres du gouvernement, des représentants syndicaux ainsi que des partenaires internationaux, notamment l’UNICEF et l’UNFPA. Cet outil vise à encadrer la pratique professionnelle auprès des populations vulnérables.
Jusqu’à présent, le secteur de l’action sociale faisait face à des lacunes organisationnelles qui pesaient sur la qualité des interventions et la reconnaissance du statut des agents. Élaboré selon une approche participative incluant experts et partenaires sociaux, ce nouveau référentiel définit des principes de conduite basés sur l’écoute, l’impartialité, la confidentialité et la redevabilité. Le ministre de la Fonction publique et de la Concertation sociale, Abdoulaye Mbodou Mbami, a soutenu cette initiative, y voyant un moyen de renforcer la culture de la responsabilité au sein de l’administration. Pour les autorités, ce code s’inscrit dans une volonté de transparence et d’intégrité du service public.
Lors de son intervention, la ministre d’État, ministre de la Femme et de la Petite Enfance, Kitoko Gata Ngoulou, a insisté sur l’appropriation de ces nouvelles règles par les praticiens de terrain : « L’adoption d’un texte ne produit de transformation réelle que lorsqu’il est pleinement approprié par ceux qui le font vivre au quotidien. J’en appelle à la conscience professionnelle et au sens du devoir de chaque travailleur social. Faites de ce Code un guide de conduite quotidienne. »
Cette réforme, qui s’aligne sur les orientations nationales en matière de justice sociale portées par le chef de l’État, Mahamat Idriss Déby Itno, place le respect de la personne humaine au centre de l’intervention publique. Elle dote ainsi le pays d’un instrument destiné à favoriser une cohésion sociale durable.

