Le Secrétaire général de la province du Moyen-Chari, Fidèle Kodé Ngolo, a présidé le jeudi 7 mai 2026 le lancement d’un atelier de formation dédié aux instruments numériques de gestion publique. Cette session porte sur l’appropriation du Système intégré de gestion des finances publiques (SIGFIP), de la plateforme E-TAX et de la Facturation électronique normalisée (FEN).
Cette initiative, portée par le ministère des Finances et du Budget, constitue le second volet du déploiement des outils numériques dans la province. Elle réunit des cadres provinciaux, des délégués ministériels ainsi que des responsables des collectivités territoriales. L’objectif affiché est la modernisation des finances publiques afin de renforcer la transparence et l’efficacité de l’administration.
Lors de son intervention, le délégué provincial des Finances et du Budget, Galmaye Sougoudi, a invité les bénéficiaires à l’assiduité : « Suivez cette formation avec rigueur pour en ressortir pleinement compétents et devenir les acteurs de la transformation de notre province. »
Le chef de mission du ministère des Finances, Masdongar Allafi, a rappelé que le SIGFIP résulte de la coopération entre le Rwanda et le Tchad. Opérationnel depuis janvier 2021 pour l’exécution du budget de l’État, ce système intègre désormais les directions générales du Trésor et des Impôts. Après une phase initiale dans les provinces méridionales en 2022, son extension actuelle vise une couverture intégrale du territoire national pour une gestion harmonisée des ressources.
Dans son discours d’ouverture, le Secrétaire général Fidèle Kodé Ngolo a salué l’impulsion donnée par le président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno. Il a précisé que la mise à jour des mécanismes financiers répond à une volonté de territorialiser les services ministériels. « L’objectif est de doter nos administrateurs de crédits et nos structures déconcentrées des leviers nécessaires pour une exécution budgétaire fluide. Grâce à E-TAX et à la facturation électronique, nous renforçons la transparence et limitons les risques de fraude fiscale », a-t-il déclaré.
Au terme de ces deux jours de travaux, la ville de Sarh et la province du Moyen-Chari disposeront de nouveaux standards de gestion. En automatisant les contrôles et en facilitant l’exécution budgétaire, l’administration tchadienne s’oriente vers une gouvernance qui privilégie la célérité et la sécurisation des recettes publiques.


