Le Palais des arts et de la culture Ngarta Tombalmbaye de Sarh a accueilli, ce 1er mai, une causerie-débat consacrée à la problématique foncière. Initiative conjointe du Cadre multi-acteurs de prévention des conflits (CAP/Barh-Koh) et de la Ligue départementale des droits des femmes, cette rencontre vise à renforcer les capacités des autorités traditionnelles dans la médiation liée aux ressources naturelles.
Placée sous le thème « Bonne gestion de la terre et techniques de résolution apaisée des conflits liés aux ressources naturelles », cette session de sensibilisation ambitionne de faire des chefs traditionnels des acteurs de premier plan pour une gestion foncière équitable. L’idée est de leur fournir des outils pratiques pour désamorcer les tensions rurales et urbaines avant qu’elles n’évoluent en crises ouvertes.
Le préfet du département du Barh-Koh, Oumar Ali Nanina, a officiellement ouvert les travaux. Dans son allocution, il a rappelé que la gestion des terres est une responsabilité collective. Pour l’autorité préfectorale, l’implication de chaque acteur est essentielle pour préserver le climat social et éviter les litiges domaniaux qui pèsent souvent sur le vivre-ensemble.
Au cours des échanges, Solomta Carine, point focal de la Ligue départementale des droits des femmes, a plaidé pour une approche communautaire inclusive. Elle a notamment insisté sur l’urgence de privilégier le dialogue et d’intégrer davantage les femmes dans les processus de décision concernant l’accès aux ressources, un levier jugé indispensable pour la stabilité des foyers et de la société. De son côté, le président du CAP/Barh-Koh, Christophe Mbaiharebeye, a exhorté les participants à une écoute active. Il a invité les chefs de quartier et de village à s’approprier pleinement les techniques de médiation présentées afin de les appliquer concrètement sur le terrain.


