Dans les étendues arides du Wadi-Fira et de l’Ennedi Est, l’eau dépasse le simple statut de ressource : elle est le garant de la survie, de la dignité et du développement. C’est dans cette perspective que s’est achevée la mission conjointe de suivi et d’inspection des ouvrages hydrauliques du Projet d’Infrastructures d’Eau Rurale (PIER-EW). Après plusieurs jours d’immersion sur le terrain, cette délégation a pu évaluer l’impact de chantiers où se joue désormais le quotidien de milliers de foyers.
De Paguira à Diker, en passant par Lidigne, cette tournée a constitué la phase finale d’un périple mené par le ministère de l’Eau et de l’Énergie, aux côtés de la Banque Islamique de Développement (BID). Dans ces localités souvent enclavées, l’arrivée de la mission a fait écho aux attentes pressantes des populations, pour qui la sécurisation des points d’eau demeure un enjeu vital.
Le déploiement technique s’est concentré sur des infrastructures stratégiques : un puits pastoral à Paguira, une station à Lidigne, ainsi qu’un micro-barrage et un seuil d’épandage à Diker. Loin d’être de simples installations de béton, ces ouvrages apportent une réponse directe au stress hydrique tout en dynamisant les activités agropastorales, véritables poumons de l’économie régionale. Sous la direction du coordonnateur national du projet, Bakhit Bakaï, la mission a passé au crible la qualité des travaux et leur conformité. Le bilan s’avère encourageant : les infrastructures répondent aux normes techniques et témoignent d’un engagement tangible en faveur du désenclavement rural.
Au-delà de l’expertise technique, cette initiative souligne une ambition de long terme : transformer des zones traditionnellement vulnérables par des solutions durables.
En faisant de l’eau un levier de stabilité sociale et économique, les autorités nationales et leurs partenaires confirment une volonté de changement réel pour des communautés dont l’avenir dépend, chaque jour, de la gestion de cette ressource inestimable.


