Le Parlement camerounais, réuni en congrès ce jeudi 2 avril 2026, examine un projet de révision constitutionnelle majeur. Portée par la présidence de la République, cette initiative vise à instaurer un poste de vice-président, modifiant ainsi en profondeur l’équilibre institutionnel du pays.
Le texte soumis aux députés et sénateurs précise que le vice-président sera nommé par le chef de l’État. Cette nouvelle fonction viendrait s’ajouter à l’organisation actuelle sans supprimer celle de Premier ministre. Si la loi est votée, l’exécutif s’articulera désormais autour de trois figures clés, marquant une rupture avec le modèle binaire traditionnel.
L’un des points les plus scrutés de cette réforme concerne les règles de suppléance. En cas de vacance à la tête de l’État, le projet prévoit de confier un rôle central au vice-président, redéfinissant ainsi les mécanismes de transition.
À Yaoundé, cette session parlementaire est perçue comme un tournant décisif, où le choix de la future personnalité appelée à seconder le président devient l’enjeu politique majeur des prochains mois.


