Le deuxième panel de l’expo Clima 2.0, consacré au marché du carbone et aux crédits, a exploré les opportunités crédibles pour le Tchad en réunissant quatre experts institutionnels et financiers de premier plan.
Les échanges ont été animés par Chaibou Ramadan, représentant du Programme Alimentaire Mondial, aux côtés de M. Walters Tubua, représentant régional pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale (UNFCCC), M. Bruno Hugel, responsable de CAFI (Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale) sur les financements à grande échelle fondés sur les résultats, et M. Elie Lamarre, spécialiste du financement de la conservation chez African Parks. Ensemble, ils ont souligné l’urgence de mobiliser des financements innovants pour accélérer la transition climatique du pays.
L’exposition met en avant divers outils de la finance carbone (crédits carbone, quotas) pour attirer des investissements verts dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture et de la restauration des terres.
L’objectif est de permettre au Tchad de mieux accéder aux marchés volontaires et réglementés du carbone afin de générer des revenus pour l’action climatique nationale, et de faciliter les échanges entre le secteur privé, les institutions financières et le gouvernement pour structurer des projets certifiés.
Le marché du carbone est un pilier de la finance carbone, une branche spécialisée de la finance climatique. Il permet l’échange de « droits à polluer » (quotas) ou de crédits issus de projets de réduction d’émissions (compensation). Le continent possède d’importants puits de carbone (forêts, sols) qui peuvent être monétisés pour combler le déficit de financement climatique.
Au niveau mondial, l’année 2026 est marquée par une montée en puissance des accords bilatéraux (Article 6.2 de l’Accord de Paris) et une hausse de la demande de crédits carbone de haute intégrité.


