Le secteur aérien tchadien engage, ce lundi 23 mars 2026, une séquence déterminante pour son rayonnement international. Le lancement officiel de l’audit de sûreté de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) a été marqué par une cérémonie d’ouverture stratégique, présidée par le Directeur Général de l’Autorité de l’Aviation Civile (ADAC), M. Brahim Guihini Dadi.
La délégation de l’OACI, composée de quatre experts et conduite par M. Aurélien Lavayssière, entame une mission d’évaluation rigoureuse. Durant 10 jours, les auditeurs passeront au crible le dispositif national de supervision de la sûreté ainsi que les mécanismes de facilitation. L’objectif est de mesurer la conformité du Tchad vis-à-vis des normes et pratiques recommandées à l’échelle mondiale.
Prévu pour s’étendre jusqu’au 1er avril 2026, cet audit ne se limite pas à un simple contrôle technique. Il s’inscrit dans une volonté de modernisation du système aéronautique national. En identifiant les forces du dispositif actuel et en pointant d’éventuelles zones d’ombre, cette mission doit permettre de franchir un nouveau palier en matière de sécurité et d’efficacité du transport aérien.
« Toutes nos équipes techniques sont pleinement mobilisées pour accompagner cette mission et garantir la transparence des processus », a martelé M. Brahim Guihini Dadi lors de son allocution, saluant au passage l’expertise des auditeurs.
Pour le Tchad, l’enjeu dépasse le cadre administratif. Réussir cet audit est une condition sine qua non pour renforcer la crédibilité de son ciel et consolider la confiance des partenaires internationaux. C’est un signal fort envoyé à la communauté aéronautique : celui d’un pays résolument aligné sur les exigences de sûreté les plus strictes du XXIe siècle.


