N’Djamena, 19 mars 2026 – Face à la détérioration rapide de la situation sécuritaire à l’Est du pays, le gouvernement tchadien hausse le ton. La Ministre de l’Action Sociale, de la Solidarité et des Affaires Humanitaires, Zara Mahamat Issa, a convoqué une réunion d’urgence avec les acteurs humanitaires, en présence du Coordonnateur résident du système des Nations Unies au Tchad.
Au centre des discussions : la relocalisation immédiate des réfugiés installés dans des sites précaires le long des frontières de Tiné et d’Adré, devenues particulièrement vulnérables aux attaques armées.
Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des violences dans l’Est du Tchad. Plusieurs attaques récentes ont coûté la vie à des civils, renforçant l’inquiétude des autorités quant à la sécurité des populations déplacées vivant à proximité des zones de conflit.
Prenant la mesure de la gravité de la situation, la Ministre a insisté sur « l’urgence absolue » de transférer ces réfugiés vers des zones plus sécurisées. Elle a souligné que cette opération dépasse désormais le cadre d’une simple intervention humanitaire pour devenir une nécessité vitale, afin de prévenir de nouvelles pertes humaines.
« Il est impératif d’agir rapidement pour protéger ces populations exposées à des menaces constantes », a-t-elle déclaré, appelant à une mobilisation accrue de l’ensemble des partenaires humanitaires.
Au-delà de la réponse immédiate, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la sécurité des frontières tout en garantissant des conditions de vie dignes et sûres aux réfugiés. Les autorités entendent ainsi concilier impératifs humanitaires et exigences de sécurité nationale.
Zara Mahamat Issa a, par ailleurs, réaffirmé l’engagement total du gouvernement à accompagner cette opération sur le terrain. Elle a assuré que toutes les dispositions nécessaires seront prises pour faciliter une relocalisation rapide et efficace.
Dans un contexte où les défis sécuritaires et humanitaires s’entremêlent, cette décision apparaît comme une priorité stratégique pour préserver des vies humaines et contribuer à la stabilisation durable des zones frontalières du Tchad.

