Une page historique se tourne au sein de l’appareil législatif camerounais. Sous l’impulsion du Comité Central du RDPC (Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais), les deux piliers du Parlement ont été renouvelés ce jour, actant le départ de figures historiques en place depuis plus de 30 ans.
Depuis la création de la chambre haute en 2013, un seul homme en avait tenu les rênes. À 91 ans, Marcel Niat Njifenji cède sa place. C’est le Lamido de Rey-Bouba, Aboubakary Abdoulaye, qui a été élu pour lui succéder, recueillant 100 % des suffrages exprimés lors du scrutin interne.
Le changement est tout aussi symbolique du côté de la chambre basse. Après 34 ans de règne ininterrompu, Cavaye Yeguié Djibril quitte le perchoir. Il est remplacé par Théodore Datouo, marquant ainsi la fin d’une des plus longues longévités politiques de l’histoire contemporaine du pays.
Ce remaniement intervient dans un climat de pressions populaires croissantes, liées notamment à l’âge avancé et à la santé fragile des dirigeants sortants. En opérant ce passage de témoin, le parti au pouvoir semble vouloir insuffler une nouvelle dynamique. En remplaçant ses « vieux compagnons de route » par des figures plus jeunes, le RDPC ajuste ses positions pour mieux répondre aux défis sécuritaires et socio-économiques du Cameroun.


