« La diversité est une richesse, pas une faiblesse. » C’est par ces mots que le Premier ministre Allah-Maye Halina a conclu son intervention face au Sénat, après une interpellation fleuve sur la cohésion nationale. Plus qu’un simple exercice de questions-réponses, cette séance a permis de dessiner les contours d’un contrat social tchadien en pleine mutation.
Le dialogue comme rempart
Pour le chef du Gouvernement, la réponse aux crises communautaires ne peut être uniquement sécuritaire. Elle est avant tout institutionnelle et humaine. En évoquant la stratégie nationale de cohésion sociale 2024-2029 élaborée avec le PNUD, il met en avant le besoin de justice et d’accès équitable aux services publics. La réhabilitation des chefferies traditionnelles et le rôle de la Médiature de la République sont ici présentés comme des outils de médiation indispensables pour apaiser les rancœurs nées des conflits fonciers et climatiques.
L’intervention a aussi pris des accents plus personnels lorsque le Premier ministre a rendu hommage aux acteurs de l’ombre : journalistes, artistes et leaders d’opinion qui « éveillent les consciences ». En liant les défis de la transhumance au changement climatique et à l’instabilité sahélienne, il a appelé les hommes politiques à faire preuve de « courage et d’humanité ».
Au final, le message adressé au sénateur Koulamallah et à la nation est celui d’une mobilisation générale. L’unité nationale n’est pas un acquis, mais un chantier quotidien que la Primature entend coordonner avec une rigueur transversale.


