Face à l’interpellation du sénateur Abderahman Koulamallah, le Premier ministre Allah-Maye Halina a réaffirmé, ce lundi au sénat, que l’unité du pays demeure la priorité absolue de son action gouvernementale. Dans un exposé détaillé, le chef du Gouvernement a présenté les leviers actionnés pour préserver le « vivre-ensemble » dans un contexte régional qu’il juge préoccupant.
Le Premier ministre a d’emblée insisté sur un point : si l’État est le garant de la sécurité, la paix se construit d’abord au sein des foyers. Citant le rôle des mères, des éducateurs et des chefs religieux, il a souligné que chaque citoyen est un maillon de la stabilité nationale. Cette vision s’inscrit dans la continuité du Programme politique du Chef de l’État, dont les premiers chantiers visent précisément la consolidation de la paix.
Abordant la délicate question des conflits intercommunautaires, Allah-Maye Halina n’a pas éludé la réalité du terrain. Entre janvier et juin 2025, 25 conflits ont causé la mort de 136 personnes, principalement en raison de la pression sur les ressources naturelles. Pour y répondre, le Gouvernement mise sur la prévention : renforcement des capacités des autorités locales, sécurisation des couloirs de transhumance et mise en place de comités de paix avec l’appui des Nations Unies.
Le désarmement reste également une priorité. Le Premier ministre a révélé la saisie de 3 889 armes de tous calibres entre 2025 et 2026. « La cohésion n’est pas qu’une politique sectorielle, c’est le socle de toutes nos actions », a-t-il conclu, tout en annonçant une vigilance accrue contre les discours de haine sur les réseaux sociaux.


