À l’occasion de la Journée mondiale de l’ingénierie célébrée ce 4 mars, l’Association des Ingénieurs pour le Développement Rural Durable (AIDERUD) est montée au créneau. Lors d’un point de presse, son président a rappelé que l’expertise technique demeure le levier incontournable de la transformation des zones rurales.
« Sans l’ingénierie, il est difficile d’imaginer un développement durable ». Le constat de Rakseunbe Pagoui Abraham, président de l’AIDERUD, est sans appel. Alors que la communauté internationale se réunit à Jakarta autour du thème de « l’ingénierie intelligente », l’organisation tchadienne a choisi de porter le débat sur le terrain national, là où les besoins sont les plus criants.
Pour l’AIDERUD, l’enjeu est de sortir la profession de l’ombre. Loin d’être une discipline abstraite, l’ingénierie se traduit concrètement par l’optimisation de la production agricole, la maîtrise de l’eau et le déploiement des énergies renouvelables. Autant de solutions techniques qui conditionnent directement l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD).
Susciter des vocations et briser les stéréotypes
Cette prise de parole s’inscrit dans une campagne de sensibilisation nationale prévue du 1er au 15 mars. L’objectif est d’orienter la jeunesse vers les filières scientifiques pour assurer la relève technique du pays et, de promouvoir la mixité, en encourageant les jeunes femmes à investir des métiers techniques encore trop souvent perçus comme masculins.
En conclusion de son intervention, Rakseunbe Pagoui Abraham a lancé un appel direct aux autorités de la province du Moyen-Chari. L’AIDERUD réaffirme la pleine mobilisation des ingénieurs locaux pour accompagner les projets structurants, qu’il s’agisse de résilience climatique ou de modernisation environnementale. Une main tendue pour transformer le potentiel technique en progrès social concret.


