La situation sécuritaire continue de se détériorer au Soudan du Sud, suscitant de vives inquiétudes au sein de la communauté humanitaire. L’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) a annoncé, lundi 2 mars, avoir perdu tout contact avec 26 de ses employés locaux dans l’État du Jonglei, au centre-est du pays.
Selon l’organisation, ces membres du personnel travaillaient dans les localités de Lankien et Pieri, deux zones régulièrement touchées par des violences armées et des affrontements intercommunautaires. Au total, MSF compte 291 employés nationaux dans cette région. La perte de contact avec une partie de ses équipes fait craindre une nouvelle escalade de l’insécurité.
Présente depuis plusieurs années au Soudan du Sud, MSF joue un rôle crucial dans l’accès aux soins pour des milliers de personnes. Dans des régions isolées comme le Jonglei, ses équipes assurent des consultations médicales, des soins d’urgence, la prise en charge de la malnutrition et le soutien aux populations déplacées par les conflits.
La recrudescence des violences compromet gravement ces activités humanitaires. Les organisations internationales alertent régulièrement sur les risques encourus par les travailleurs humanitaires dans le pays, l’un des plus jeunes États du monde, qui reste marqué par des années de guerre civile et d’instabilité politique.
Pour l’heure, MSF affirme poursuivre ses efforts pour tenter de rétablir le contact avec ses employés disparus et appelle toutes les parties au conflit à garantir la sécurité des civils ainsi que celle du personnel humanitaire.
Cette nouvelle alerte illustre une fois de plus la fragilité de la situation sécuritaire au Soudan du Sud, où des millions de personnes dépendent encore de l’aide internationale pour survivre.


