Le siège de l’Union Nationale des Commerçants du Mouvement Patriotique du Salut (UNC/MPS) a accueilli, ce samedi 28 février, un iftar collectif. Organisé par l’organe marchand du parti au pouvoir, ce rassemblement visait à renforcer la cohésion entre les membres et à redéfinir les ambitions politiques de l’organisation autour de cette rupture du jeûne.
En ce mois de piété et de partage, l’heure n’était pas seulement à la rupture du jeûne, mais aussi au bilan et à la prospective. Cette rencontre, la plus significative depuis l’accession de Mahamat Saleh Abdeldjalil à la présidence de l’UNC en mai 2025, a rassemblé un échantillon représentatif de l’économie nationale : organisations patronales, cadres de la CCIAMA, grands opérateurs, délégués des marchés et chefs de PME.
Dès l’entame de son allocution, Mahamat Saleh Abdeldjalil a posé les jalons d’une transformation profonde. Le message est sans équivoque : l’organisation vit une véritable refonte. « L’UNC d’aujourd’hui n’est plus l’UNC d’hier », a-t-il affirmé, précisant que ce virage s’inscrit dans la restructuration globale du MPS, impulsée par le Chef de l’État et coordonnée par le Secrétaire Général, Aziz Mahamat Saleh.
L’un des piliers de cette mutation est la lutte contre l’informel. Pour le président de l’UNC, la crédibilité de l’organisation repose sur la conformité fiscale et administrative de ses membres. « Nous ne pouvons défendre efficacement que ceux qui sont en règle. Un secteur structuré est un secteur que l’on défend la tête haute », a-t-il martelé, tout en plaidant pour un recouvrement rigoureux des cotisations afin de garantir l’autonomie de l’organe.
Dans un contexte social sensible, l’UNC se positionne comme le garant d’un commerce éthique. Face à la flambée des prix, Mahamat Saleh Abdeldjalil a appelé les opérateurs à la responsabilité et à la stabilité des tarifs, condamnant fermement toute velléité de spéculation en cette période de forte consommation.
Au-delà de l’urgence sociale, c’est le cap de la vision « Tchad Connexion 2030 » qui a dominé les échanges. Évoquant les 30 milliards de dollars d’investissements prévus par le programme politique du Chef de l’État, le président de l’UNC a appelé à une « révolution de la transformation locale » axée sur trois priorités à savoir : la valorisation du cheptel via une industrie laitière moderne ; le développement d’unités de conserverie et de transformation des céréales ; la réduction drastique des importations sur les produits transformables localement.
« Le Chef de l’État a tracé la route. Il a allumé le feu. À nous d’apporter le bois et d’entretenir la flamme », a lancé Mahamat Saleh Abdeldjalil pour galvaniser l’assistance.
Pour démontrer que cette nouvelle dynamique dépasse le stade des discours, l’UNC a rappelé ses récentes victoires opérationnelles.
L’organisation s’est notamment illustrée par ses médiations avec les autorités municipales de N’Djamena suite au doublement des droits de place, ainsi que par ses interventions auprès des douanes pour fluidifier le transit des marchandises dans les provinces du Barh-el-Gazel et du Ouaddaï.


