Le Directeur général du Fonds Spécial en faveur de l’environnement (FSE), M. Soumaila Oumar Gadji, représentant le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, a ouvert ce mercredi 25 février 2026, à l’hôtel Radisson Blu, un atelier de consultation des parties prenantes pour la validation de la note conceptuelle du Fonds de Réponse aux Pertes et Dommages. La cérémonie a vu la présence du Directeur des Programmes du PAM au Tchad, M. Marc Sekpon, du Chef de Programme Eau, Hygiène et Assainissement de l’UNICEF-Tchad, Oumar Doumbouya, ainsi que des représentants du secteur privé et de la société civile.
Cette initiative marque une étape décisive dans la stratégie nationale de lutte contre les effets irréversibles du changement climatique. L’approche interinstitutionnelle vise à aligner les ambitions du projet avec les engagements nationaux, notamment le plan national d’adaptation.
Dans son discours, le Directeur général, M. Soumaila Oumar Gadji, a affirmé que le Tchad fait face de manière récurrente à des inondations dévastatrices. Ces catastrophes ne se contentent pas de détruire des infrastructures, elles érodent les moyens de subsistance de populations déjà fragilisées par l’insécurité alimentaire et la pauvreté. Face à des capacités d’adaptation qui atteignent aujourd’hui leurs limites, le pays doit désormais répondre à des pertes jugées irréversibles.
Pour lui, le Fonds « Pertes et Dommages » est un levier stratégique reconnu par la communauté internationale comme le troisième pilier de l’action climatique (aux côtés de l’atténuation et de l’adaptation). Ce fonds représente une opportunité historique pour le Tchad. Il doit permettre d’accéder à des financements ciblés pour gérer des impacts climatiques que l’État ne peut plus absorber seul.
Selon le Chef de programme de l’UNICEF, Oumar Doumbouya, il est essentiel de renforcer et de bâtir des services essentiels pour résister aux chocs et soutenir les populations dans la reconstruction de leurs moyens d’existence après une catastrophe, de mettre en place des systèmes d’alerte précoce et de développer l’action anticipatoire pour réduire les risques avant qu’ils ne se transforment en drames.
D’après le Directeur des programmes, M. Marc Sekpon, le Tchad fait face à une accélération préoccupante des effets adverses des aléas climatiques, en particulier des inondations d’une ampleur et d’une fréquence inédites.
Les données les plus récentes recueillies par les institutions nationales et les partenaires mettent en lumière une vulnérabilité extrême, avec des millions de personnes touchées chaque année, la destruction d’infrastructures essentielles, l’érosion des moyens de subsistance et l’augmentation des maladies hydriques. Pour lui, chaque analyse consolidée au niveau national et international montre que, en particulier, les femmes et les enfants subissent des impacts irréversibles qui dépassent désormais les capacités d’adaptation habituelles.
Le gouvernement souligne que la qualité du projet final dépendra de l’implication de chaque partie prenante. La mobilisation des acteurs nationaux et le soutien technique international sont présentés comme les conditions nécessaires pour transformer ces échanges en résultats concrets face aux effets dévastateurs du changement climatique.


