Lors de la rencontre avec les sénateurs Mariam Ahmat Djemil et Ibrahim Wang Foullah, le maire de la commune du 10ème arrondissement de N’Djamena, Mahamat Khalil Abdelkerim, a énuméré les défis et opportunités de développement dans son arrondissement ce samedi 14 février 2026.
Il a souligné la nécessité de bénéficier d’infrastructures essentielles telles que les centres de santé et la construction de routes. Bien que des travaux soient en cours, l’immensité du territoire et la croissance démographique posent des défis importants.
Parmi les plus grands défis, il a mentionné la lutte contre les inondations, qui touchent plusieurs quartiers chaque année, provoquant le déplacement de nombreux citoyens.
Cependant, il a également exprimé les difficultés liées au manque de moyens matériels adéquats et à l’insuffisance des ressources financières, soulignant la nécessité d’un soutien accru de la part du gouvernement et des partenaires au développement.
Le maire a abordé la question des réserves de l’État, signalant que près d’un tiers de ces réserves sont morcelées et occupées par des individus, ce qui complique la construction d’infrastructures essentielles. Lors d’une consultation citoyenne pour l’élaboration du budget primitif 2026, les délégués de quartiers, les chefs de carrière et les représentants des associations de jeunes et de femmes ont exprimé le besoin urgent de voir chaque quartier bénéficier d’écoles, d’hôpitaux, de centres de santé et d’espaces de récréation.
Il a informé les sénateurs que les tentatives pour récupérer ces réserves rencontrent souvent des résistances, conduisant parfois à des recours judiciaires. Il a donc sollicité leur soutien pour faciliter cette récupération.
La sénatrice a également pris la parole, soulignant l’importance de la décentralisation et du développement local. Elle a rappelé que la vitalité démographique et le dynamisme communautaire du 10ème arrondissement sont des atouts essentiels pour le développement de la capitale.
Elle a insisté sur le besoin d’une autonomie administrative réelle, de compétences clairement définies et de ressources financières adéquates. Le transfert des fonds est une condition essentielle de l’autonomie et de l’efficacité de la décentralisation. Les compétences transférées doivent être accompagnées de moyens financiers correspondants, et la répartition des ressources entre la mairie centrale et les mairies d’arrondissement doit être équitable et régulière.
La sénatrice a mis l’accent sur l’importance de la politique sociale dans le 10ème arrondissement, en se concentrant sur l’accès aux services de base, l’assainissement, l’amélioration des conditions de vie, l’encadrement des jeunes et l’autonomisation des femmes. Elle a souligné le rôle clé des délégués de quartiers et des chefs de carrés dans l’identification des besoins et la médiation sociale.
Pour finir, la sénatrice a rappelé que la gouvernance locale doit être transparente et responsable, et que la confiance des populations repose sur la crédibilité de la gestion des finances publiques.


