L’atelier régional consacré au renforcement des mécanismes de coordination et de communication pour la production des alertes précoces en Afrique centrale a clos ses travaux ce jeudi 12 février 2026 à N’Djaména. Durant trois jours, experts, responsables météorologiques et partenaires internationaux ont planché sur l’urgence de structurer une réponse solidaire face aux dérèglements climatiques.
Organisée par l’Agence Nationale de la Météorologie (ANAM), sous l’égide du ministère des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale, cette rencontre visait à répondre concrètement à la recrudescence des phénomènes extrêmes des inondations soudaines, sécheresses et vents violents, qui frappent de plein fouet la sous-région.
Au terme des échanges, les participants ont adopté plusieurs mesures phares. Parmi elles, la mise en place de mécanismes de collaboration opérationnelle entre les centres régionaux et nationaux, le partage systématique des bonnes pratiques, ainsi que l’élaboration de procédures opérationnelles standard (SOP). Ces outils doivent permettre une diffusion harmonisée des alertes multirisques pour une meilleure protection des populations.
Invitée d’honneur de cette rencontre, la Secrétaire générale de l’Organisation mondiale de la météorologie (OMM), Mme Celeste Saulo, a salué l’engagement des autorités tchadiennes tout en rappelant les objectifs globaux : « Nous devons renforcer cette volonté politique afin qu’à l’horizon 2027, nous soyons proches de combler l’écart pour ces 40 % de pays qui ne disposent pas encore de systèmes multifonctionnels de données météorologiques », a-t-elle déclaré.
De son côté, le Directeur Général de l’ANAM, M. Biampambe Patallet, représentant le Secrétaire général du ministère de tutelle, a félicité les délégations pour le travail abattu. Il a insisté sur la nécessité « d’engager des transitions dans la gouvernance afin de réduire les risques de destruction et de limiter les impacts négatifs sur les infrastructures et l’économie ».
En clôturant les travaux, les responsables ont réaffirmé leur volonté de bâtir un dispositif régional plus intégré et performant, capable d’anticiper les risques climatiques pour mieux sécuriser l’avenir de l’Afrique centrale.


