Suite aux récentes déclarations d’un journaliste vivant en exil en mettant en cause le Délégué général du Gouvernement auprès de la province du Batha, le Général Ahmat Goukouni Mourali, un collectif de journalistes locaux est monté au créneau. À travers un démenti formel, ces professionnels des médias eclaircissent les faits sur la base de constatations de terrain.
Selon le collectif, les griefs portés contre l’autorité provinciale contrastent avec les réalités observées depuis sa prise de fonction. Leur analyse s’appuie, précisent-ils, sur des enquêtes locales et une série de témoignages recueillis auprès des administrés et des acteurs de la société civile. Ils rappellent d’ailleurs que plusieurs associations, notamment des groupements de femmes et des autorités traditionnelles, ont récemment décerné des attestations de satisfecit au Général pour son action à la tête de la province.
Des réformes structurelles et sociales
Parmi les réalisations concrètes mises en avant par les journalistes, on note : la réorganisation du marché moderne d’Ati, marquée par la fin de l’occupation anarchique des espaces ; les démarches fructueuses pour l’obtention d’ambulances et une médiation active ayant permis de désamorcer plusieurs conflits intercommunautaires ; la lutte contre la vie chère illustrée par une baisse négociée du prix du mètre cube d’eau et une amélioration notable de la desserte en électricité.
Sur la question sensible des carburants, le collectif rapporte que le Gouverneur a instauré un dialogue direct avec les gérants de stations-service. L’objectif de cette démarche à éradiquer la rétention de stocks de gasoil et d’essence, souvent détournés vers des circuits informels pour alimenter la spéculation. Des instructions fermes auraient été données pour garantir une vente régulière et transparente aux populations.
En conclusion, le collectif de journalistes appelle à davantage de rigueur dans le traitement de l’information. Ils plaident pour un débat public fondé sur des preuves tangibles afin d’éviter que la désinformation ne vienne entacher la réputation des institutions provinciales.
Selon ce journaliste indépendant en exil « la province du Batha ne vit plus sous l’autorité de l’État, mais sous l’ombre portée d’un homme qui confond fonction publique et droit divin. Depuis plusieurs mois, le délégué général du gouvernement auprès de la province du Batha, Ahmat Goukouni Mourali, impose un climat de peur, d’arbitraire et d’intimidation qui sape les fondements mêmes de l’administration républicaine. »


