Lancés depuis ce matin 13 juin 2022 à N’djaména, les travaux de la 89e assise du Conseil Scientifique et Technique de l’Association Africaine de l’Eau (AAE) se poursuivent autour des échanges spécialisés en panel de haut niveau.
Le premier panel dirigé par l’Ivoirien Aimé Loukou, par ailleurs Président du Conseil Scientifique 2 était axé sur les approches et innovations technologiques d’amélioration des performances des services d’eau et d’assainissement face aux défis environnementaux et des changements climatiques.
D’entrée de jeu, Abakar Ramadan conseiller du ministre de l’hydraulique urbaine et rurale en charge de l’eau et d’assainissement a tout d’abord fait la présentation générale du secteur d’eau et d’assainissement au Tchad en présentant la situation générale avec les difficultés rencontrées.

Selon Abakar Ramadan, pour satisfaire les besoins en eau de la population tchadienne, il est nécessaire et urgent de mobiliser un financement de plus de 802 Milliards pour la réalisation de ses ouvrages.
Le 2e intervenant Mahamat Dicko Directeur Technique de la STE a fait une présentation générale de son institution.
Selon lui, le taux d’accès à l’eau potable dans la ville de N’djaména est de 32,1 % par la STE soit une population de 536 070 sur une population de 1 669 963 habitants et dont l’objectif de la STE est d’atteindre un taux de 80% d’ici 2030.

Pour la réalisation et la mise à niveau des infrastructures un fonds de 29 946 401 574fcfa seront alloués dans l’ensemble de 18 villes générés par la STE à l’horizon 2030, selon Mahamat Dicko.
Le 2e panel modéré par le Sénégalais Papa Samba Diop de l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) et par ailleurs président du CST a été axé sur la résilience des acteurs face aux impacts environnementaux et des Changements climatiques.
C’est un haut panel composé de M. Olivier Gosso Directeur de production de la Société de Distribution d’Eau de la Côte d’Ivoire (SODECI), de Francis Kere de l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA) du Burkina Faso, de Dr Irene Nansubugu de National Water and Sewerage Corporation (NWSC) de l’Ouganda et enfin de Mahamat Alifa Moussa Secrétaire Général de l’hydraulique Urbaine et Rurale du Tchad.
Chaque paneliste est largement revenu sur les impacts du changement climatique sur la gestion des ressources en eaux, de la résilience des institutions en charge et de gestion de l’eau face aux impacts environnementaux sur les ressources en eau et quelques pistes d’orientation et de solutions pour le renforcement de performance en distribution d’eau.
Une phase de série de questions réponses a clos les échanges de deux panels.