Ce samedi 3 janvier 2026, Aimée Dolinassou a animé un point de presse pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « lenteurs excessives » et de manquements de la part de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS). Au cœur du litige : le dossier de pension de réversion de sa mère, veuve depuis 2022, dont le traitement semble au point mort malgré plusieurs années de démarches.
Pour Aimée Dolinassou, cette prise de parole publique n’est pas un choix, mais une « nécessité absolue » face à une situation qui dure depuis trois ans. Selon ses déclarations, le dossier de sa mère est devenu un véritable dédale administratif depuis le décès de son père.
« Depuis que j’ai repris le suivi de ce dossier en juillet 2024, j’ai fait face à une succession de blocages », explique-t-elle. Elle énumère une série d’obstacles : pièces administratives contestées, enquêtes sociales à Bongor restées sans suite, et même la disparition temporaire du dossier physique. Ces difficultés l’auraient contrainte à de multiples déplacements, basés sur des promesses verbales de régularisation qui, selon elle, n’ont jamais été honorées.
Le différend n’est pas nouveau. En mars 2025, à bout de recours, Aimée Dolinassou avait entamé une grève de la faim. Cette action avait provoqué l’intervention du Directeur des Ressources Humaines de l’époque, qui aurait assuré que le dossier serait traité en priorité.
Cependant, le constat reste amer pour la famille. Malgré l’implication d’un avocat et de nouvelles rencontres avec la direction en novembre dernier, la situation n’a pas évolué. « Un mois et demi après nos derniers échanges, aucune notification, aucune décision, aucun virement », regrette-t-elle, soulignant le contraste entre cette réalité et les instructions des plus hautes autorités du pays visant à garantir la dignité des personnes du troisième âge et les veuves.
L’affaire a pris une tournure plus tendue à la veille de cette rencontre avec les médias. Aimée Dolinassou affirme avoir reçu, ce vendredi 2 janvier 2026 vers 16h, l’appel d’un individu se présentant comme un Officier de Police Judiciaire. Ce dernier lui aurait intimé l’ordre d’annuler son point de presse, évoquant une plainte de la CNPS pour « propagande ». Après vérification, elle a identifié l’interlocuteur comme étant un certain G. Djividi.
Face à ce qu’elle qualifie de « méthodes d’intimidation », Aimée Dolinassou assure que sa famille ne renoncera pas à sa quête de justice, bien que sa mère soit aujourd’hui moralement usée par ce mépris apparent.
« Nous ne demandons ni faveur, ni traitement de complaisance. Nous demandons simplement que la CNPS remplisse sa mission sociale », a-t-elle conclu, rappelant que la souffrance des retraités et de leurs ayants droit ne doit plus être ignorée par l’administration.


