Au cœur du Festival Dary, vitrine de l’identité tchadienne, la province du Chari-Baguirmi s’est imposée comme l’un des temps forts de l’événement. Réputée pour la profondeur de ses traditions, la région a littéralement captivé les festivaliers en dévoilant un répertoire chorégraphique d’une grande richesse, porté par les danses Mandala, Djebol, Koumigo et Wadabé.
Véritables piliers du patrimoine local, le Mandala et le Djebol ont particulièrement marqué les esprits. Exécutées par des hommes et des femmes parés de leurs plus beaux atours traditionnels, ces danses rythment d’ordinaire la vie sociale de la province, des baptêmes aux célébrations de mariage. Leur présentation sur la scène nationale du festival a permis de réaffirmer leur rôle de ciment social. Moins exposée mais tout aussi fascinante, la danse Wadabé a également trouvé sa place dans cette fresque culturelle. À travers ses mouvements précis, elle véhicule les récits et les valeurs qui forgent l’identité spécifique du Chari-Baguirmi, suscitant la curiosité et l’admiration d’un public venu de tous les horizons.
En offrant une telle diversité de rythmes et de couleurs, le Chari-Baguirmi ne s’est pas contenté de divertir : il a enrichi le Festival Dary d’une dimension patrimoniale précieuse, rappelant que la culture reste le meilleur trait d’union entre les communautés du Tchad.


